Dans le cadre de la mise en oeuvre du projet Niéléni (femmes battantes) pour la justice climatique Phase II

- CONTEXTE ET JUSTIFICATION :
Les conséquences du changement climatique que subit le Mali affecte différemment les hommes et les femmes et reconnu du document révisé de la Contribution Déterminée Nationale (CDN) « Les hommes et les femmes vivent différemment les effets du Changement Climatique et les inégalités entre sexe aggravent la capacité d’adaptation de femmes et le Changement Climatique sont des facteurs accroissement des inégalités ».
L’eau est rare dans certaines parties du Mali en raison des faibles précipitations annuelles et leur répartition temporelle, ce qui rend le pays dépendant des fleuves Niger et Sénégal et des eaux souterraines.
Le changement climatique accroît la pression sur ces ressources limitées. Il est donc essentiel d’améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau dans l’agriculture et de garantir un accès durable à l’eau.
Le changement climatique renforce également l’inégalité entre les sexes en matière d’accès et de contrôle des ressources en eau, car dans une société patriarcale, les hommes réglementent l’accès à l’eau et les intérêts des femmes ne sont pas toujours prioritaires. Pourtant des politiques existent pour une équité de genre au Mali et des programmes et projets sont en cours dont le Programme d’Action National pour l’adaptation au changement climatique (PANA, 2007) et la Politique de genre (PNG, 2011) reconnaissent la vulnérabilité des femmes et recherchent l’égalité des sexes, la diversification des revenus et l’amélioration de la participation des femmes.
Join For Water (2023) à travers une étude diagnostique menée dans le cadre de son programme quinquennal 2022 – 2026 intitulés « protéger et conserver l’eau pour une meilleure résilience socio – écologique autour de Bamako – Mali », a montré que les femmes ne connaissent pas suffisamment leurs droits et a identifié les défis auxquels elles sont confrontées, notamment l’accès limité à la terre et l’inégalité des rôles entre les sexes, exacerbés par le changement climatique.
Les femmes ont moins de contrôle sur les ressources essentielles telles que l’eau et la terre, et un accès limité aux ressources sociales et à l’éducation en raison de leurs horaires de travail plus longs que ceux des hommes.
Généralement les défis environnementaux au Mali sont abordés principalement d’un point de vue masculin et occidental.
Le projet Niéléni (femmes battantes) pour la justice climatique, veut rompre avec ces approches en mettant l’accent sur l’analyse et les solutions féminines et endogènes aux problèmes de l’environnement et de l’eau dans les communes rurales de Mountougoula et Mandé au Mali.
Le projet Niéléni (femmes battantes) pour la justice climatique est partie intégrante du programme quinquennal 2022 – 2026 de Join for Water. Le projet Niéléni est un levier du programme quinquennal MYP 2022-2026 en ce qui concerne l’axe transversal genre.
Niéléni (femmes battantes) pour la justice climatique offre une occasion de tester et de comparer l’efficacité de l’approche « femmes battantes » (approche développée par Join For Water et expérimentée dans certains pays d’intervention), avec des groupes exclusivement composés de femmes.
L’approche est aussi mise en œuvre en Ouganda par Join For Water afin de mesurer l’impact et l’efficacité ainsi que de capitaliser les forces et insuffisances de l’approche femmes battantes pour la justice climatique.
Les résultats permettront d’améliorer les interventions futures et seront partagés avec les parties prenantes nationales et internationales, dans le but de servir d’inspiration au niveau mondial.
Au regard des éléments ci-dessus cités, Join For Water en collaboration avec l’ONG partenaire CSPEEDA, se propose de concevoir des stratégies d’adaptation et d’atténuation du climat axées sur les besoins pratiques et les intérêts stratégiques des femmes.
Grâce à la création formelle et au renforcement des capacités de groupes exclusivement féminins, les Niéléni (femmes battantes), prennent davantage conscience de leurs droits en matière de droits fonciers et d’utilisation des terres. Grâce au renforcement de leurs capacités, elles partagent et se soutiennent mutuellement, cherchant à accéder à la terre et aux ressources en eau pour l’agriculture à petite échelle. Les ambassadrices de ces groupes participent pleinement à l’élaboration et à la planification des plans d’adaptation au climat pour leurs communautés et veillent à ce que les besoins des femmes soient constamment pris en compte.
Pour réaliser ce renforcement des capacités, Join For Water en collaboration avec l’ONG CSPEEDA, souhaite organiser la formation de 16 femmes Niéléni sur (i) le Genre et droits des femmes/gestion des ressources en eau et (ii) le Plaidoyer/lobbying et la mobilisation communautaire
Les présents termes de référence sont conçus pour le cadrage et l’efficacité de la deuxième phase de la formation des Niéléni.
- OBJECTIFS DE LA FORMATION
Ces thématiques ont pour objectif de renforcer la compréhension des Niéleni sur des concepts liés au genre, aux droits des femmes dans la gestion des ressources en eau et accroître leur capacité à faire de la mobilisation communautaire et du plaidoyer pour défendre leurs droits et les droits des autres femmes.
Les séances ci-dessous seront développé lors de la formation :
Module 2 : Genre et droits des femmes/gestion des ressources en eau :
- Séance 1 : Comprendre les concepts clés de genre, les droits des femmes dans la gestion des ressources en eau
- Séance 2 : Comprendre les instruments juridiques Nationaux
- Séance 3 : Connaitre les outils d’analyse de genre
Module 3 : Plaidoyer/lobbying et la mobilisation communautaire
- Séance 1 : Comprendre la définition des concepts clés et les éléments constitutifs de plaidoyer
Séance 2 : Comprendre comment faire la mobilisation p communautaire.